Des entreprises publiques... Oui, mais pour quoi faire ?

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Alors que le gouvernement met en oeuvre son programme de privatisation, retour sur le concept d'entreprise publique comme outil de politique économique. Et ce qu'il en advint. Par Scott Viallet-Thévenin, Sciences Po - USPC et Hadrien Coutant, Sciences Po - USPC

Publié le 30-07-2018 par Scott Viallet-Thévenin et Hadrien Coutant

Le gouvernement a annoncé dans le cadre de la loi PACTE une nouvelle vague de privatisations - ou plus précisément de cession d'actions. Ces annonces visent spécialement l'entreprise d'énergie Engie (ex-GDF Suez), les Aéroports de Paris et la Française des jeux. Elles s'inscrivent dans une tendance longue de privatisations, débutée en 1986.

Une orientation néo-libérale explicite

Il semble que le gouvernement actuel soit favorable à une nouvelle vague de privatisations après les pics de 1986-1988, 1993-1995 et 1999-2001. Ces annonces sont cohérentes avec l'orientation politique explicitement libérale du gouvernement puisque la critique des entreprises publiques est un pan historique du néolibéralisme.

Il est remarquable que le gouvernement ait entretenu, de par la trajectoire de plusieurs de ses membres, une relation particulière avec la gouvernance des entreprises publiques. Le Président Macron, en tant que secrétaire général adjoint de l'Élysée à l'économie, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique s'est impliqué dans des dossiers touchant l'Agence des Participations de l'État (APE), l'administration en charge des entreprises publiques.

Deux membres du gouvernement au moins sont par ailleurs d'anciens dirigeants d'entreprises publiques - Édouard Philippe, ancien directeur des affaires publiques d'Areva, Élisabeth Borne, ancienne PDG de la RATP, et Muriel Pénicaud, ancienne administratrice d'Orange, la SNCF et Aéroports de Paris - tandis que l'APE est repré

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