DBV Technologie présente de nouvelles études précliniques

DBV Technologie présente de nouvelles études précliniques

DBV Technologies présentera les résultats de nouvelles études précliniques au congrès mondial sur la vaccination contre le Virus respiratoire syncytial.

Publié le 18-11-2015 par Laurent Baquista

Nouveau champ d'application

 

La société biopharmaceutique française spécialisée dans l'immunothérapie par voie épicutanée semble avoir encore franchi une étape décisive dans un autre domaine d'applications de l'immunothérapie, non plus aux allergies à l'arachide, mais dans le cadre de la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS).

Ces études, réalisées en partenariat avec l'Institut National de la Recherche Agronomique, ont permis de tester la fiabilité de la méthode de vaccination non invasive développée par DBV Technologies dans un nouveau contexte. Son patch Viaskin, combiné avec un antigène N-Fsll conçu par le laboratoire de virologie de l'INRA, a été testé sur des souris et des porcs, et révélé ses capacités immunogènes contre le virus respiratoire syncytial. 

 

 

Des résultats probants

 

Lucie Mondoulet, Directrice R&D de DBV s'est d'ores et déjà réjouie des résultats obtenus : « Nous sommes très fiers des découvertes scientifiques obtenues grâce à la collaboration entre les équipes de recherche de l'INRA et de DBV. Ces données démontrent l'efficacité potentielle de la technologie Viaskin® associée à l'antigène N-FsII pour développer un vaccin pédiatrique non invasif contre le VRS ».

Ces essais précliniques sont en effet très encourageants, d'autant que ce virus touche aussi bien les animaux que les humains. Il avait d'ailleurs été découvert en étudiant une population de chimpanzés atteints d'affections respiratoires.

 

 

Un marché immense

 

Le virus respiratoire syncytial touche les jeunes enfants et une étude épidémiologique menée en 2005 montre que le nombre de cas d'infections par le VRS chaque année s'élève à 34 millions en moyenne. Ce virus est responsable d'affections respiratoires chez l'enfant, en particulier de la bronchiole du nourrisson. Sur le plan clinique, disposer d'un vaccin s'avérerait plus qu'utile, surtout avec une technologie non invasive comme l'est celle du patch Viaskin.

Sur le plan économique, ces résultats offrent à la biotech française de nouvelles perspectives de développement, encore plus importantes que celles ouvertes par ces traitements de l'allergie aux arachides : « L'incidence croissante des cas de bronchiolite chez les nourrissons et le poids économique considérable qui y est associé attestent de la nécessité de développer une méthode sûre et efficace de protection contre l'infection au VRS », a ajouté Lucie Mondoulet.

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