Contrat Rafale : la France est vraiment de retour en Egypte

Macron appelle sissi a agir sur les droits de l'homme

Le nouveau contrat Rafale renforce "le caractère stratégique du partenariat que la France entretient avec l'Égypte", estime le ministère des Armées. Il met définitivement fin à deux ans de bouderies entre les deux pays.

Publié le 05-05-2021 par Michel Cabirol

La parenthèse glaciale est enfin fermée avec la signature du contrat Rafale en Égypte. La France est vraiment de retour en Égypte, qui avait black-listé Paris à la suite de la visite d'Emmanuel Macron en janvier 2019 au Caire où le président français avait donné sans concertation une leçon sur les droits de l'homme au maréchal Abdel Fattah al-Sissi dans son pays. Une maladresse qui avait irrité fortement le président égyptien et gelé les relations franco-égyptiennes pendant deux ans environ. Deux ans pendant lesquels Le Caire a ostensiblement ignoré et laissé sur la touche les industriels de l'armement français. Deux ans pendant lesquels le président Sissi a acheté des systèmes d'armes russes (24 avions de combat Su-35) italiens (deux frégates FREMM et 24 hélicoptères AW149 et 8 AW189) et allemands (six frégates Meko). Et ce en dépit du partenariat stratégique qui lie la France et l'Égypte et qui nourrit une coopération opérationnelle très intense entre les deux armées.

La Turquie, le déclic

Toutefois, la Turquie, qui a montré en 2020 ses ambitions dans le bassin méditerranéen (Libye, champs gaziers au large de Chypre et de la Grèce...), a joué un rôle involontaire très important dans le réchauffement des relations entre la France et l'Égypte, qui ont un partenariat stratégique. Au printemps 2020, la posture ferme de Paris face à Ankara et la bienveillance de Rome vis-à-vis de Recep Tayyip Erdogan en Libye a été un déclic au Caire. "On partage avec Le Caire le souci de faire

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