Bridgestone à Béthune : qui est responsable de ce fiasco ?

Bridgestone promet de faire le maximum pour les ouvriers de bethune

Avec 863 emplois directs supprimés, la fermeture de l'usine de pneus Bridgestone à Béthune a provoqué cette semaine une vague d'indignation chez les élus de tout bords. Le site de production français du manufacturier japonais a pourtant vécu une lente descente aux enfers qui dure depuis des années.

Publié le 18-09-2020 par Gaëtane Deljurie, à Lille

Très en colère Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, au sortir de l'usine Bridgestone de Béthune, ce mercredi : « La question est simple : a-t-on affaire à des industriels ou à des financiers ? », a-t-il lancé aux journalistes. Toute la classe politique a exprimé sa "révolte", à l'image du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

#Bridgestone a pris une décision révoltante avec une méthode révoltante et qui aura des conséquences révoltantes. Nous allons suivre de très près ce dossier avec @AgnesRunacher et @xavierbertrand pour trouver une solution cohérente et acceptable. #LaMatinale pic.twitter.com/q7nEsEaQJG

- Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) September 17, 2020

Reste que les difficultés de Bridgestone dans le Nord ne sont pas neuves. La première raison avancée pour la fermeture de l'usine de Béthune, c'est la concurrence accrue des pneus à bas coût produits en Chine et en Corée du Sud. Les parts de marché des pneus made in Asie ont grimpé en flèche depuis les années 2000 : à qualité moindre certes, mais avec des prix quasiment imbattables.

Anti-dumping tardif

Il aura fallu attendre mai 2018 pour que la Commission européenne, saisie à l'été 2017 par un conglomérat de professionnels du pneus, prenne des mesures anti-dumping, en taxant les pneus venus de Chine. Sauf qu'il était déjà certainement trop tard, alors que le secteur le réclamait depuis plusieurs années...

A Béthune, impossible de ne pas voir que le groupe japonais n'investissait plus dans le site dep

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