Brexit: nouvelle épreuve de force pour Boris Johnson au Parlement britannique

Brexit: la motion des opposants au "no deal" adoptee a la chambre des communes

Un nouveau bras de fer est attendu mercredi au Parlement britannique entre Boris Johnson et les députés qui veulent empêcher un Brexit sans accord, épreuve de force qui pourrait déboucher sur des élections législatives anticipées.

Publié le 04-09-2019 par Clara Wright, AFP

Mardi, le chef du gouvernement conservateur a essuyé un cinglant revers à la Chambre des communes, désavoué par une majorité de députés qui ont approuvé une motion leur permettant de prendre le contrôle de l'agenda parlementaire, normalement détenu par le gouvernement.

Grâce à cette motion, les opposants à Boris Johnson pourront présenter mercredi un texte de loi contraignant le Premier ministre à demander à l'Union européenne un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020 au cas où aucun accord de retrait ne serait conclu avec Bruxelles dans les prochaines semaines. La Chambre des communes doit voter en début de soirée.

L'humiliation est d'autant plus cuisante pour le Premier ministre que 21 députés de son propre Parti conservateur l'ont défié et ont voté avec les élus de l'opposition. Ces rebelles - dont Nicholas Soames, le petit-fils de Winston Churchill, ou l'ex-ministre des Finances Philip Hammond -, ont été expulsés dans la foulée du parti.

Un "vote historique"

"Le Premier ministre a perdu un vote historique", titrait mercredi matin le Times tandis que le Daily Express (pro-Brexit) déplorait que le Parlement ait "capitulé face à l'UE".

La plupart des éditorialistes soulignaient que Boris Johnson a "perdu le contrôle".

Mais ce dernier, déterminé à ce que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne le 31 octobre avec ou sans accord de divorce, a préparé sa contre-attaque.

Si les députés anti-"no deal" parviennent à imposer un report du Brexit, son gouvernement soumettra alo

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