Après la réforme des retraites, un horizon politique qui profite à l'extrême droite pour 2022 ?

France 2022: le pen candidate "sauf si les adherents decident autrement"

IDEE. La radicalisation autour de la mobilisation pourrait profiter à Marine Le Pen lors des élections présidentielles de 2022. Par Michel Wieviorka, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) - USPC

Publié le 24-12-2019 par Michel Wieviorka

La mobilisation actuelle est étonnante. En son coeur, en effet, elle a trouvé une dynamique paradoxale qui risquait de s'étioler avec la décision de la CFDT, de l'UNSA et de la CFTC de participer aux manifestations du 17 décembre, appelées initialement par des organisations aux orientations très différentes, à commencer par la CGT, la FSU, et FO.

Ces dernières demandent le retrait pur et simple du projet gouvernemental de réforme des retraites, qui consiste à remplacer le système actuel basé pour chacun sur le nombre de trimestres de cotisation par un système à points, dit universel. Elles exigent le maintien des régimes particuliers - 42 actuellement - en tous cas pour la SNCF et RATP qui sont en première ligne dans la mobilisation.

Or, les organisations « réformistes » sont favorables au système à points, mais s'opposent au pouvoir au sujet des modalités de financement de ce système, et tout particulièrement à l'instauration d'un « âge pivot » placé à 64 ans.

Cette mobilisation contradictoire a lieu dans un climat social particulièrement chaud. Les professions de santé sont depuis plusieurs semaines vent debout, les étudiants demandent, entre autres revendications à pouvoir sortir de la précarité qui atteint nombre d'entre eux. Les chercheurs scientifiques sont en colère après les déclarations du président du CNRS, Antoine Petit, en appelant à des dispositifs inégalitaires et, selon ses mots, « darwiniens », et des établissements universitaires sont fermés pour éviter leur o

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