Anne Hidalgo : « Nous avons dix ans pour réussir la transition écologique »

Anne Hidalgo

ENTRETIEN. À quelques mois des élections municipales, Anne Hidalgo défend son bilan en matière de mobilités. Celle qui n'est pas encore entrée en campagne affirme vouloir faire de Paris une ville où la place du vélo sera d'ici à 2024 la même qu'à Copenhague.

Publié le 23-11-2019 par Nabil Bourassi, Philippe Mabille et Jérôme Marin

LA TRIBUNE - Votre mandat a été marqué par vos décisions concernant la réduction de la place de la voiture à Paris, avec la fermeture des voies sur berge et la création de pistes cyclables. Le point d'arrivée, à la veille des élections de 2020, correspond-il à vos plans initiaux ?

ANNE HIDALGO - Nous avons été élus sur un mandat. Lors de la campagne municipale de 2014, nous avions travaillé autour d'une vision, « Oser Paris », dont l'engagement écologique était clair et affirmé. Cette vision venait de loin : dès 2001, avec Bertrand Delanoë, l'équipe municipale posait la question de l'investissement dans les transports collectifs, avec le lancement du tramway, et anticipait la révolution de ce que l'on n'appelait pas encore les mobilités, avec les projets Vélib' et Autolib' qui ont fait de Paris une ville pionnière copiée dans le monde entier.

Cette stratégie de long terme, affirmée dès 2001 et amplifiée en 2014, visait de façon transparente à réduire la place de la voiture individuelle en ville, pour permettre un rééquilibrage de l'espace public et faire baisser la pollution et les émissions de CO2. En 2014, la majorité municipale que j'anime arrive sur un programme clair : prolongement du tramway, développement des transports collectifs, fermeture des voies sur berge, plan vélo massif. Avec mon adjoint Christophe Najdovski, nous prenons pour modèle les villes qui nous paraissent les plus en pointe, Copenhague et Amsterdam, et décidons de lancer un programme d'infrastructures

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