Air Caraïbes et French Bee tirent à vue sur l'aide d'État à Corsair

Air Caraïbes

Dans la foulée de l'annonce du plan de sauvetage de Corsair dans lequel l'État est impliqué, Marc Rochet, vice-président d'Air Caraïbes et Président de French Bee, deux compagnies contrôlées par le Groupe Dubreuil et CMA CGM, s'inquiète d'une distorsion de concurrence sur les lignes vers l'Outre-mer. Dans l'attente de validation de ce plan par Bruxelles, une plainte n'est pas aujourd'hui à l'étude. Mais Marc Rochet assure qu'il défendra les intérêts des deux compagnies qu'il dirige. Par ailleurs, Air Caraïbes et French Bee prévoient de prendre livraison de quatre A350-1000 d'ici à 2022 et la question de positionner la low-cost French Bee sur les Antilles, un axe jusqu'ici réservé à Air Caraïbes, est posée.

Publié le 01-12-2020 par Fabrice Gliszczynski

C'était prévisible. Après avoir tiré à boulets rouges au Paris Air Forum contre l'ampleur des aides d'État accordées (et à venir) à Air France, Marc Rochet, le vice-président d'Air Caraïbes et le président de French Bee, deux filiales du groupe Dubreuil de CMA CGM, ne pouvait qu'en remettre une couche après l'annonce jeudi dernier du plan de sauvetage de Corsair, dans lequel l'État est fortement impliqué, puisqu'il apporte, selon nos informations, 141 millions d'euros au plan de financement de 297 millions d'euros de Corsair, placée jusqu'ici sous le régime de la conciliation judiciaire. Ce plan sera soumis ce mardi à l'homologation du tribunal de commerce de Créteil.

Des montants "complètement démesurés" a déclaré ce lundi Marc Rochet à quelques journalistes, en rappelant l'ampleur de l'aide par salarié par rapport aux aides accordées aux petits commerces : 146.000 euros par salarié, moins que les 200.000 euros évoqués pour Air France lors du Paris Air Forum.

Distorsion de concurrence

Marc Rochet a de quoi être agacé. Alors qu'Air Caraïbes et French Bee font figure de bons élèves dans le ciel français, avec une gestion très efficace qui leur a permis de gagner de l'argent quasiment chaque année depuis plus de 15 ans, elles se retrouvent aujourd'hui fragilisées par des compagnies qui, au cours de la même période, ont multiplié les pertes en raison de réformes insuffisantes.

De par l'ampleur de l'enveloppe et la qualité des investisseurs (des entrepreneurs domiens, mais aussi

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