Affaire Ghosn : Nissan risque une grosse amende

Affaire Ghosn : Nissan risque une grosse amende

Personne n'a échappé à l'affaire Carlos Ghosn. Ce dernier, accusé entre autres de malversations financières présumées risque gros. De son côté, le groupe Nissan pourrait écoper d'une importante amende.

Publié le 28-06-2019 par Nolwenn Guengant

L'affaire Carlos Ghosn a fait grand bruit et ce n'est pas fini ! Selon les informations de Reuters, la SESC japonaise (la Securities and Exchange Surveillance Commission soit l'autorité des marchés boursiers) devrait recommander au régulateur financier de sanctionner Nissan avec une amende de près de 33 millions d'euros (quatre milliards de yens) pour sous-déclaration supposée de la rémunération de Ghosn.

 

Possible réduction de l'amende

 

Si d'ici la fin du mois et avant le début de l'enquête menée par la SESC, le constructeur automobile japonais remet à cette dernière des documents et qu'il reconnaît en outre des erreurs dans les rapports liés à la rémunération de Ghosn, l'amende pourrait être réduite à environ 20 millions d'euros (2,4 milliards de yens). Mais pourquoi de tels montants ? Parce que la SESC estimerait que la rémunération sous-estimée de Ghosn aurait eu des conséquences importantes sur les décisions prises par les investisseurs concernant le groupe. Pour l'heure, ni la SESC ni Nissan n'ont souhaité commenter ces informations. Si Nissan, qui forme l'Alliance avec Renault et Mitsubishi, écope bel et bien de l'amende, celle-ci porterait sur une période de quatre ans (soit de 2014 jusqu'à mars 2018). Au-delà, il y a prescription.

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