Aéronautique : "Avant de parler consolidation, il faudra résoudre le niveau d'endettement de nos sociétés"

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Implanté près de Tarbes, le groupe Ségneré a vu son activité divisée par deux avec la pandémie. Cette entreprise familiale de 150 salariés mise sur la proximité de deux acteurs majeurs du ferroviaire pour sortir du tout-aéronautique. Elle investit aussi dans la fabrication additive. Alors que les grands acteurs de la supply chain se préparent à la consolidation, la PME entend surtout retrouver de la rentabilité pour commencer à rembourser ses dettes.

Publié le 30-07-2021 par Florine Galéron

Mecachrome rachète le groupe HitimLatécoère veut mettre la main sur le concepteur de pièces mécaniques Technical Airborne Components, sans parler des discussions autour de la vente d'Aubert & Duval... dans le monde de la supply chain aéronautique, une vague de consolidation (amorcée avant la crise) reprend de plus belle avec les remontées de cadences annoncées par Airbus"Qui va racheter qui, cela passionne tout le monde. Mais je crois que nous ne sommes pas encore dans cette phase-là. Nous ne relancerons pas l'industrie par des rachats mais en produisant et en livrant", nuance Jean-Michel Ségneré.

Une activité divisée de moitié

Le dirigeant est à la tête de l'entreprise familiale éponyme, positionnée depuis 1965 dans le marché des aérostructures. Implanté près de Tarbes, ce sous-traitant de rang 2 produit des pièces métalliques pour les programmes civils et militaires d'AirbusDassault et Stelia. Avant la crise, 90% de son chiffre d'affaires provenait de l'aéronautique. Alors bien sûr, l'impact de la crise a été rude. "Notre chiffre d'affaires, qui était de 17 millions d'euros en 2019 a chuté de 50% en 2020 et nous allons rester sur le même niveau d'activité en 2021", informe le chef d'entreprise. Grâce aux dispositifs d'activité partielle, la casse sociale a été limitée avec 17 départs dont 9 contraints contre une quarantaine envisagés en plein creux de la vague. Aujourd'hui, le groupe Ségneré compte 125 salariés à Tarbes et une vingtaine en Tunisie. 

Malgré l'embellie

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