A qui le "QE" de la BCE a-t-il le plus profité ?

La bce veut rassurer sur les consequences d’un brexit

Dix-huit mois après son lancement, la politique monétaire ultra accommodante de la BCE pose question. Mais à quel agent économique et à quel pays a-t-elle le plus profité ?

Publié le 26-09-2016 par Romaric Godin

Après avoir étudié les effets de la politique ultra-accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) dans l'ensemble de la zone euro, la question se pose de connaître qui ont été les principaux bénéficiaires de cette politique d'assouplissement quantitatif (connu sous le terme anglais de « QE » pour « quantitative easing ») qui mêle taux de dépôts négatifs, rachats de titres privés et publics et opérations de refinancement à long terme des banques. La question n'est certes pas aisée, compte tenu de la diversité des situations et des économies, mais aussi des points de départs dans la zone euro. Néanmoins, pour tenter de juger des bénéficiaires de cette politique de la BCE, il convient de prendre des critères conformes aux ambitions de l'institution. D'abord, l'ampleur de la baisse des taux provoquée par le QE, puis celle de l'augmentation du crédit et, in fine, l'impact sur l'inflation.

Concernant la hausse des taux demandés aux agents économiques, il est intéressant de prendre comme point de référence les données de mars 2014, date à laquelle le marché et les banques n'avaient encore aucune vision de ce que sera la politique d'assouplissement de la BCE. Ceci permet d'intégrer l'effet de l'anticipation des rachats d'actifs durant l'automne 2014 et des premières mesures prises en avril et juin 2014 (taux de dépôts négatifs, baisses du taux principal de refinancement et premières opérations de refinancement à long terme).

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