A Beyrouth, Ghosn aborde tous les sujets, sauf les conditions de sa fuite

Carlos Ghosn lors de sa conférence de presse à Beyrouth, au Liban.

Pour sa première prise de parole depuis sa fuite du Japon fin décembre, l'ancien patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn a abordé tous les sujets lors de sa conférence de presse mercredi à Beyrouth, en éludant un seul : les conditions de sa fuite.

Publié le 09-01-2020 par AFP

  •  Les conditions de sa fuite

La presse du monde entier les a rapportées comme rocambolesques, en jet privé dans une caisse percée entre le Japon et le Liban avec escale en Turquie, mais Carlos Ghosn n'en a divulgué aucun détail pour ne pas embarrasser les personnes qui l'ont aidé. Depuis son arrestation médiatisée à l'aéroport de Tokyo, le 19 novembre 2018, "c'est comme si j'étais mort" et, quand je suis sorti du Japon, "c'est comme si je revenais à la vie", a-t-il seulement commenté.

  •  Les raisons de sa fuite

Carlos Ghosn veut avoir les moyens de "laver son honneur" après avoir été victime, pense-t-il, d'une "collusion" entre Nissan et le parquet japonais. Il a cependant estimé que le Premier ministre japonais Shinzo Abe "n'était pas impliqué". Il a ajouté n'avoir "jamais été traité de manière équitable" par la justice nippone. M. Ghosn a notamment décrit son arrestation comme un "coup monté", conçu sur la base d'une simple "non-déclaration d'un revenu non décidé et non versé", une situation critiquée par "tous les professeurs de droit, y compris au Japon", selon lui. Poursuivi au Japon pour diverses malversations financières, il s'en est défendu avec virulence, documents à l'appui, se disant "prêt à remettre" ceux-ci à la presse.

Selon lui, les Japonais étaient embarrassés face à la dégradation des résultats de Nissan après que Hiroto Saikawa en eut pris les manettes opérationnelles en 2017, sans compter la "grosse amertume" côté japonais face à une alliance jugée déséquili

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