5G : le gouvernement appelle à des enchères en septembre

Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat à l’Economie, ne veut pas que la France prenne pas davantage de retard dans le déploiement de la prochaine génération de communication mobile, perçue comme un catalyseur économique.

Publié le 06-06-2020 par Pierre Manière

Elle siffle la fin de la récré. Alors que certains opérateurs, Bouygues Telecom et SFR, militaient pour un report des enchères de fréquences 5G à la fin de l'année, voire début 2021, Agnès Pannier-Runacher a mis les points sur les « i ». Vendredi, dans un entretien au Figaro, la secrétaire d'Etat à l'industrie a indiqué la position du gouvernement. Celui-ci est favorable, dit-elle, à une organisation des enchères courant septembre. Cette procédure devait initialement se dérouler au mois d'avril, mais la crise du Covid-19 a tout chamboulé. « Septembre est un objectif raisonnable, compte tenu des contraintes, pour le lancement de la 5G avant la fin de l'année », juge Agnès Pannier-Runacher.

Quand au prix minimum de ces fréquences, fixé à 2,17 milliards d'euros, pas question, selon la ministre, de le revoir à la baisse. « Je ne vois pas en quoi la position que nous avions collectivement en janvier aurait évolué en juin », précise-t-telle. Des propos qui ne plairont guère à Bouygues Telecom. L'état-major de l'opérateur n'a pas ménagé ses efforts, ces dernières semaines, pour demander une baisse du prix des fréquences. Il le juge trop élevé au regard de la situation économique d'aujourd'hui. Bouygues Telecom a même appelé, ce mardi, le gouvernement à réfléchir à une ristourne sur le prix de la 5G en échange d'une accélération du déploiement de la 4G dans les zones rurales. Ce qu'Agnès Pannier-Runacher a également écarté.

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