Mise à jour le 06.05.2008
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Glossaire

Autofinancement

L'autofinancement, c'est-à-dire la capacité d'autofinancement diminuée des bénéfices mis en distribution, exprime l'aptitude de l'entreprise à financer ses investissements à l'aide de ses propres ressources. L'exploitation courante doit en effet dégager des profits suffisants pour assurer la pérennité de l'entreprise.
L' autofinancement présente les avantages suivants :
- il renforce la structure financière existante,
- il n'entraîne pas de charges financières, ce qui ne signifie pas qu'il est gratuit,
- dans la mesure ou il est élevé, l'autofinancement facilite l'expansion de l'entreprise,
- il préserve l'indépendance financière et facilite aussi les relations avec les banquiers.
Un juste équilibre doit toutefois être recherché. En effet l'autofinancement est prélevé sur le bénéfice distribuable. Dans la mesure où cette position est systématiquement lourde, les actionnaires ne sauraient être enclins à financer de nouveaux projets.

Besoins de financement

Les besoins de financement du fonds de roulement expriment les financements que supporte l'entreprise dans le cadre de son exploitation, notamment le crédit clients et le crédit stocks ainsi que les besoins engendrés par les désengagements des tiers (fournisseurs, créanciers.).

Besoin en fonds de roulement

De l'activité de l'entreprise naissent des besoins de financement résultant des opérations de stockage et des conditions de règlement accordées aux clients. Les actifs circulant, sous la forme de stocks et de créances, représentent ces besoins de financement. Parallèlement, un certain nombre de tiers participent au financement de ces actifs circulant en octroyant des crédits. Ces derniers se retrouvent dans les rubriques fournisseurs, personnel, etc., des passifs circulant. Lorsque les actifs circulant sont supérieurs aux passifs circulant, l'activité fait naître un Besoin en Fonds de Roulement. Par contre, dans la situation inverse, on parlera d' Excédent de Fonds de Roulement.
Les Besoins en Fonds de Roulement se décomposent en besoins liés à l'exploitation et en besoins hors exploitation.

Besoin en fonds de roulement d'exploitation

Le besoin en fonds de roulement d'exploitation est la fraction du besoin de financement directement liée aux conditions normales d'exploitation. Cette valeur est fortement corrélée avec le volume d'activité.

Besoin en fonds de roulement hors exploitation

Le besoin en fonds de roulement hors exploitation est la fraction du besoin de financement indépendante du volume d'activité.

Capacité d'autofinancement

La capacité d'autofinancement exprime le surplus "potentiel"de trésorerie provenant de l'ensemble des opérations de gestion. Sont donc exclues les opérations qui n'entraînent pas de mouvements financiers (dotations, reprises d'amortissement et de provision, transferts de charges, etc.) et les opérations en capital correspondant aux cessions d'actifs.

Capacité d'endettement

La capacité d'endettement (ratio R33 Banque de France) exprime la marge théorique dont dispose l'entreprise pour accroître ses engagements au cours d'un exercice ultérieur. Elle permet d'apprécier dans quelle mesure l'entreprise pourra faire face à ses échéances grâce à ses propres ressources internes.
Bien entendu, cette mesure reste toute théorique, elle ne traduit aucunement le degré de solvabilité de l'entreprise.

Capacité nette d'autofinancement

La capacité nette d'autofinancement exprime le potentiel de trésorerie disponible après prise en compte des charges relatives au maintien du potentiel de production (dotations et variations des provisions). Cet agrégat est utilisé notamment par la Banque de France pour analyser la rentabilité financière.

Capacité de remboursement des dettes

La capacité de remboursement (mesurée en années) des dettes mesure la capacité de l'entreprise à faire face aux échéances des emprunts en capital.
Dans l'analyse de ce ratio, les banques se fixent un maximum de 4 années.

Capital d'exploitation

Les capitaux d'exploitation désignent les fonds nécessaires à l'exercice de l'activité courante de l'entreprise. Ils englobent de ce fait l'équipement productif retraité des crédits bails et locations ainsi que les capitaux nécessaires au financement du cycle d'exploitation.

Charges de personnel sur valeur ajoutée

Le ratio des charges de personnel sur la valeur ajoutée dépend d'élements tels que la qualification du personnel, le nombre d'heures ouvrées, l'organisation du travail. Ce ratio est également fonction du degré de modernisation et d'automatisation de l'entreprise.

Coefficient de capital

Le coefficient de capital (ratio R7 Banque de France), calculé en rapportant le capital d'exploitation à la valeur ajoutée, représente l'importance des investissements en immobilisations et en besoins en fonds de roulement d'exploitation nécessaires pour réaliser une unité de valeur ajoutée.
En règle générale, en période de développement, le capital d'exploitation augmente d'abord et la valeur ajoutée suit dès que les investissements effectués deviennent productifs. Le ratio s'accroît puis tend à se stabiliser si les investissements ultérieurs sont réguliers et si les évolutions conjoncturelles ne sont pas trop heurtées.
La portée de ce ratio doit être relativisée. L'ancienneté du matériel acquis diminue en effet la portée d'une comparaison entre deux entreprises car l'érosion monétaire influe trop fortement sur les valeurs retenues. De même, pour une analyse pertinente, il convient de différencier les immobilisations productives (matériel et outillage, etc.) de celles qui ne le sont pas (immeubles administratifs, etc.).

Couverture des immobilisations par les fonds propres

Le taux de couverture des immobilisations par les fonds propres permet d'apprécier l'utilisation des fonds propres dans l'entreprise. Celui-ci doit se rapprocher le plus possible de 100 %.

Délai de rotation crédit clients

Le délai de rotation de l'encours clients (ratio R13 Banque de France) traduit la durée moyenne en jours du crédit accordé par l'entreprise à ses clients. Il représente un besoin de trésorerie qu'il convient de réduire au maximum sans toutefois négliger l'impact commercial d'une politique trop rigoriste en la matière.

Délai de rotation crédit fournisseurs

Le délai de rotation du crédit fournisseurs (ratio R14 Banque de France) a pour objet de déterminer le délai moyen des règlements aux fournisseurs.

Délai de rotation stocks marchandises

Le délai de rotation du stock de marchandises (ratio R15 Banque de France), utile pour les entreprises commerciales, représente le stock moyen en jours de ventes.

Délai de rotation stocks matières premières

Le délai de rotation du stock de matières premières (ratio R17 Banque de France) exprime le nombre de jours de production assuré par le stock de matières premières.

Délai de rotation stocks produits

Le délai de rotation du stock de produits (ratio R16 Banque de France) représente le nombre de jours de vente couverts par le stock.

Dettes financières

Les dettes financières sont intégrées dans les financements stables du bilan fonctionnel car elles sont, en principe, destinées à l'acquisition d'immobilisations. Les fonds empruntés, exclusion faite des concours bancaires, sont totalisés dans cette rubrique quelqu'en soient leurs échéances (moins d'un an, plus d'un an, plus de cinq ans, etc.).

Dettes financières rémunérées

Les dettes financières rémunérées constituent l'ensemble des apports externes faisant l'objet d'une rémunération.

Effectif moyen retraité du personnel

Le retraitement de l'effectif moyen permet de prendre en compte l'effectif du personnel extérieur, ce dernier étant calculé à partir du salaire moyen de ce personnel, si cette donnée est connue ou bien à partir du SMIC si cette donnée est inconnue.

Effet de levier de l'endettement

L'effet de levier de l'endettement est le résultat financier obtenu sur la rentabilité des capitaux propres de l'entreprise en utilisant un endettement plus ou moins important. Cet effet est d'autant plus conséquent que d'une part la rentabilité économique de l'entreprise est supérieure au taux d'intérêt des dettes financières et d'autre part que les dettes financières sont plus ou moins élevées par rapport aux capitaux propres.

Emplois de financement stables

Les emplois de financement stables représentent l'ensemble des remboursements des capitaux permanents sur l'exercice.

Emplois nets

Les emplois nets de cession sont constitués des différentes catégories d'investissements engagés par l'entreprise au cours de chaque exercice, déduction faite d'éventuels produits de cession.

Efficacité des investissements

L'efficacité des investissements mesure l'efficacité des investissements, c'est à dire l'impact des immobilisations sur l'EBE.

Equipement corporel moyen

L'équipement corporel moyen désigne la moyenne sur les deux derniers exercices des immobilisations corporelles utilisées pour le fonctionnement de l'entreprise, qu'elles soient en propriété ou en location/crédit-bail.

Excédent brut d'exploitation

L'excédent brut d'exploitation (E.B.E) représente le surplus "potentiel"de trésorerie provenant des seules opérations d'exploitation. Tous les produits et les charges qui lui sont rattachés sont encaissables (produits) ou décaissables (charges). Les décalages temporels existant entre le traitement comptable des opérations (achats, ventes) et leur traduction financière (décaissements, encaissements) expliquent l'écart entre l'E.B.E et la variation de trésorerie d'exploitation.
L'E.B.E s'obtient à partir de la valeur ajoutée produite en déduisant notamment :
- le coût des charges de personnel (salaires et charges et coût du personnel extérieur)
- les impôts et taxes.
L'E.B.E repose sur une vision stricte de flux d'exploitation car il n'intègre pas les amortissements, les opérations financières et l'impôt sur les bénéfices. Il n'est par conséquent pas influencé par les modes de financement et mesure donc bien la performance de l'entreprise.

Excédent brut d'exploitation après frais financiers

L'excédent brut d'exploitation après frais financiers mesure la performance de l'outil de production compte tenu de la structure financière de l'entreprise.

Excédent brut global

L'excédent brut global représente la rémunération de l'ensemble des capitaux engagés dans l'entreprise. Ce résultat est déterminé indépendamment des politiques fiscales et de financement et permet d'apprécier la rentabilité globale des actifs. Il est obtenu en déduisant de la valeur ajoutée globale l'ensemble des frais relatifs au personnel (charges de personnel et participation).

Excédent net d'exploitation

L'excédent net d'exploitation (E.N.E) mesure la performance économique en prenant en compte le coût des deux principaux facteurs de production : le travail et l'outil productif. Il permet de réaliser des comparatifs d'entreprises ayant des structures de production différentes. Il permet notamment de mesurer la rentabilité nette du capital d'exploitation indépendamment de son mode de financement.
L'E.N.E s'obtient en déduisant de l'E.B.E :
- le coût du potentiel de production (les amortissements et la part du crédit bail relative au remboursement du capital)
- les variations des provisions qui sont affectées à la couverture des risques et charges liés aux opérations d'exploitation.

Excédent net global

L'excédent net global représente les résultats de l'entreprise (avant frais financiers et impôts société) et permet notamment de déterminer la rentabilité économique (étude de l'effet de levier).

Financements stables

Les financements stables sont les ressources appelées à rester durablement dans l'entreprise.
Elles sont composées, pour l'essentiel, des apports en capital et des emprunts auprès des établissements financiers.

Flux net d'investissement

Le flux net d'investissement représente l'augmentation des investissements de l'année diminué des valeurs de cession des immobilisations.

Flux de trésorerie d'exploitation

Le flux de trésorerie d'exploitation isole le montant des disponibilités dégagées par les opérations d'exploitation. Il évalue la capacité de l'entreprise à générer des liquidités dans le cadre de son exploitation courante. La prise en compte des variations du besoin en fonds de roulement permet de ne retenir que les opérations d'exploitation qui ont généré un mouvement financier (encaissement ou décaissement) au cours de l'exercice.

Fonds de roulement

Le fonds de roulement est l'excédent des ressources permanentes sur les immobilisations.
Il représente la marge de sécurité que se constitue l'entreprise pour faire face à ses besoins de financement nés de l'exploitation.
Le niveau de fonds de roulement n'apporte pas d'indication suffisante sur l'équilibre financier de l'entreprise. Il est nécessaire d'observer conjointement la capacité d'autofinancement, le flux net d'investissements et le flux net de financements pour apprécier l'équilibre global. C'est ce que permet de faire le tableau d'évolution des emplois et des ressources.

Fonds de roulement en mois de dépense

Le fonds de roulement en mois de dépense exprime la marge de sécurité constituée par l'entreprise pour faire face à ses dépenses courantes.

Frais financiers sur valeur ajoutée

Le ratio des frais financiers sur la valeur ajoutée est un indicateur de la politique d'endettement de l'entreprise.

Marge commerciale

La marge commerciale est un indicateur de performance des entités commerciales; ces entités regroupent les entreprises commerciales ou la branche négoce des entreprises ayant une activité mixte.
Cette marge mesure l'excédent dégagé par les reventes de marchandises en l'état sur les achats consommés au cours de l'exercice. Cet indicateur est généralement utilisé pour réaliser des comparatifs temporels ou par secteur d'activité.

Part des banques dans l'endettement

La part des banques dans l'endettement (ratio R24 Banque de France) permet d'apprécier le degré d'engagement d'une entreprise vis-à-vis de ses banquiers par rapport à son endettement total.

Part des concours bancaires courants dans le financement des besoins en fonds de roulement

La part des concours bancaires courants dans le financement du BFR (ratio R27 Banque de France, appelée aussi Financement courant du BFR) précise la part réservée par l'entreprise aux crédits bancaires courants dans le financement de l'ensemble de ses besoins en fonds de roulement, qu'ils soient liés ou non à son cycle d'exploitation.

Part des crédits bancaires courants dans l'endettement

La part des crédits bancaires courants dans l'endettement (ratio R25 Banque de France) fournit des indications sur la nature des concours utilisés par l'entreprise et met en évidence les arbitrages réalisés entre le financement par emprunts ou par concours bancaires courants. Un recours trop important à ces derniers peut être un signe de vulnérabilité car ils sont, en principe, précaires et coûteux.

Poids des intérêts

Le poids des intérêts (ratio R32 Banque de France,) mesure la part du profit global que l'entreprise doit consacrer à la rémunération des capitaux empruntés. Ce ratio est particulièrement sensible à l'évolution de la situation de l'entreprise. Il consitue souvent de ce fait un indicateur significatif et précoce de difficultés.

Poids moyen du besoin en fonds de roulement d'exploitation

Fluctuant en cours d'exercice en fonction du caractère saisonnier de l'activité, les besoins en fonds de roulement d'exploitation constituent, du moins pour leur partie permanente, une véritable immobilisation au même titre que les capitaux investis dans l'outil de production.
L' approche globale du poids moyen du besoin en fonds de roulement d'exploitation (ratio R18 Banque de France) doit, bien entendu, être complétée par celle des délais de rotation de ses diverses composantes.

Production

La production représente la valeur des biens et services vendus, stockés ou immobilisés dans les entreprises ayant une activité de fabrication ou de transformation. De ce fait, dans la production sont additionnés des éléments dont l'évaluation n'est pas homogène. Les biens et services vendus sont évalués au prix de vente alors que les stocks et les biens immobilisés sont évalués au coût de revient.

Productivité de l'équipement de production

Le rapport (ratio R10 Banque de France) existant entre la valeur ajoutée produite et les immobilisations corporelles moyennes donne une information sur la productivité de l'investissement (appelée aussi rendement apparent de l'équipement corporel).

Productivité de la main d'oeuvre

La valeur ajoutée produite (ratio R9 Banque de France) rapportée à l'effectif moyen permet de mesurer de manière sommaire la productivité de la main d'oeuvre (appelée aussi rendement apparent de la main d'oeuvre). Ce ratio, comme celui de productivité de l'équipement corporel, dépend d'éléments tels que la qualification du personnel, le nombre d'heures ouvrées, l'organisation du travail. Il est également fonction de l'utilisation plus ou moins intensive des équipements, du degré de modernisation et d'automatisation de l'entreprise ainsi que de l'importance relative des effectifs et des équipements utilisés.

Rentabilité brute du capital d'exploitation

La rentabilité brute du capital d'exploitation (ratio R20 Banque de France) permet d'apprécier l'efficacité de l'entreprise dans la mise en oeuvre de ce capital. Exprimée sous forme de taux, elle définit la proportion de flux d'exploitation dégagé par un franc de capital d'exploitation.

Rentabilité économique

La notion de rentabilité économique permet d'apprécier la performance économique de l'entreprise par le rapport entre le résultat (avant frais financiers et impôts société) et les capitaux engagés (capitaux propres + dettes financières).

Rentabilité financière

La rentabilité financière est une appréciation de la performance financière qui exprime la capacité qu'ont les capitaux propres à secréter des ressources.

Rentabilité nette du capital d'exploitation

La rentabilité nette du capital d'exploitation (ratio R21 Banque de France), qui mesure la performance du capital d'exploitation engagé, permet d'apprécier l'efficacité de l'entreprise dans la mise en oeuvre de ce capital, indépendamment du mode de financement. Elle offre une mesure plus précise du niveau de performances de l'entreprise que la rentabilité brute du capital d'exploitation puisqu'elle tient compte des modifications dans la fonction de production. L'excédent net d'exploitation est en effet calculé à partir de l'excédent brut d'exploitation après ajout des transferts de charges d'exploitation et déduction des charges de maintien du potentiel de production.
Ce ratio ne peut diminuer durablement sans conséquences graves pour l'entreprise. Apprécié en moyenne sur plusieurs années, il ne devrait pas descendre en dessous du taux de croissance de l'activité. Par ailleurs, il conditionne largement la rentabilité financière et donc les possibilités de croissance interne, voire de survie de l'entreprise.

Résultat d'exploitation corrigé des rémunérations de l'exploitant

Le résultat d'exploitation corrigé des rémunérations de l'exploitant mesure le résultat d'exploitation corrigé des cotisations sociales de l'exploitant

Ressources de financement du fonds de roulement

Les ressources de financement du fonds de roulement représentent l'ensemble des moyens financiers (hors capacité d'autofinancement) considérés comme des ressources permanentes de l'entreprise, et obtenus soit par un financement accru des tiers (fournisseurs, créanciers.), soit par un allégement des financements de l'actif circulant.

Ressources de financement stables

Les ressources de financement stables représentent l'ensemble des moyens financiers (hors capacité d'autofinancement) considérés comme des ressources permanentes de l'entreprise, et obtenus sur l'exercice.

Ressources propres

Les ressources propres sont les apports en capital, les ressources générées par l'activité (résultat et réserves) et les ressources constituées pour assurer le renouvellement de l'outil de production et faire face à des risques de dépréciation (amortissements et provisions).

Score B Banque de France

La vulnérabilité de l'entreprise peut être analysée à partir d'un indicateur global de défaillance, encore appelé "score", et combinant différents ratios. Il permet de déceler la probabilité de défaillance alors que l'entreprise est encore saine et possède de bonnes facultés d'adaptation. L'objectif de l'analyse est de pouvoir détecter les risques rapidement, de façon à pouvoir encore mener une action de redressement.

Le score B Banque de France s'applique aux PME du bâtiment gros-oeuvre et des travaux publics. Plus le score est négatif, plus la situation de l'entreprise est défavorable.

L' étude du score permet de distinguer 3 populations d'entreprises :
-   Celles dites normales ayant un comportement stable sur la période d'analyse,
-   Celles dites vulnérables éloignées de la moyenne du secteur et temporairement en difficulté,
-   Celles dites defaillantes dont la défaillance interviendra dans un, deux ou trois ans.

Score Z Banque de France

Le score Z Banque de France s'applique aux PME de l'industrie non soumises à une procédure judiciaire récente, ni à une restructuration importante dans l'année. Plus le score est négatif, plus la situation de l'entreprise est défavorable.

L' étude du score permet de distinguer 3 populations d'entreprises :
-   Celles dites normales ayant un comportement stable sur la période d'analyse,
-   Celles dites vulnérables éloignées de la moyenne du secteur et temporairement en difficulté,
-   Celles dites defaillantes dont la défaillance interviendra dans un, deux ou trois ans.

Score Z Conan Holder

Le score Z Conan Holder s'applique aux entreprises indépendantes et industrielles dont l'effectif est compris entre 10 et 500 salariés.

Taux d'autofinancement

Le taux d'autofinancement (ratio R36 Banque de France) met en rapport l'autofinancement et les emplois nets de l'exercice. Il mesure la couverture par l'autofinancement du financement des investissements et des besoins en fonds de roulement.

Taux de couverture des capitaux d'exploitation

La structure des financements doit être adaptée à la nature des fonds immobilisés dans l'entreprise. Dans cette perspective, il convient de rapprocher les capitaux d'exploitation et les ressources durablement laissées à la disposition de l'entreprise. En général, les capitaux d'exploitation doivent être adossés à des financements stables pour éviter tout risque de rupture de financement. Le ratio de couverture des capitaux d'exploitation (ratio R26 Banque de France) doit donc en principe se rapprocher de 100 %.
Néanmoins cette règle d'équilibre fait abstraction des particularités sectorielles ou individuelles :
- le bilan reflète, en effet, l'état d'une structure financière à un instant donné qui n'est pas forcément représentatif de la situation moyenne au cours de l'exercice,
- le choix d'un niveau de couverture des capitaux investis est la résultante de multiples arbitrages dont les termes n'apparaissent pas toujours dans les documents de synthèse.

Taux de couverture des emplois financiers

Le taux de couverture des emplois financiers représente la part des remboursements de financements stables antérieurs, susceptible d'être prise en charge par les ressources générées par l'entreprise (la capacité d'autofinancement).

Taux de couverture des investissements

Le taux de couverture des investissements détermine la proportion des investissements de l'année financés par les capitaux permanents (hors capacité d'autofinancement).

Taux d'endettement de l'effet de levier

Le taux d'endettement de l'effet de levier exprime la proportion de l'ensemble des financements externes (y compris les concours bancaires courants) par rapport à celui des capitaux propres. Il mesure le degré de dépendance de l'entreprise par rapport aux financeurs externes.

Taux d'endettement global

Le taux d'endettement global (ratio R23 Banque de France) fournit des indications sur :
- la capacité de l'entreprise à résister aux aléas et chocs exogènes qui provoquent des pertes,
- son degré d'indépendance à l'égard des prêteurs de fonds qui, conjugué au coût des capitaux empruntés, a une influence directe sur la rentabilité financière (action de l'effet de levier)

Taux d'endettement stable

Le taux d'endettement stable représente la proportion de l'ensemble des financements externes (hors concours bancaires courants) par rapport à celui des capitaux propres. Il mesure le degré de dépendance de l'entreprise par rapport aux financeurs externes.

Taux moyen apparent des apports externes

Le taux moyen apparent des apports externes est le rapport entre les charges financières des dettes financières (découverts et escomptes exclus) et ces mêmes dettes financières.

Taux de marge brute d'exploitation

Le taux de marge brute d'exploitation (ratio R19 Banque de France) permet de mesurer l'aptitude de l'entreprise à dégager des profits et d'établir une comparaison des entreprises indépendamment du renouvellement du capital technique, du financement de l'entreprise, des éléments exceptionnels et de l'impôt. Le ratio doit être d'autant plus élevé que l'entreprise appartient à un secteur dans lequel les équipements tiennent une place prépondérante et exigent des amortissements importants. Une évolution en baisse du ratio, due à une diminution de l'excédent brut d'exploitation, est défavorable car elle se répercute sur les ratios de rentabilité et d'autofinancement avec le risque de voir progresser le taux d'endettement et se dégrader les structures financières.

Taux de marge commerciale

Le taux de marge commerciale (ratio R5 Banque de France) est en principe du même ordre dans les entreprises d'un même secteur d'activité : un écart par rapport aux références sectorielles correspond, en général, à une plus ou moins bonne performance commerciale de l'activité de négoce de l'entreprise.

Taux de marge globale

Le taux de marge globale exprime la marge globale en pourcentage des ventes.

Taux d'obsolescence

Le taux d'obsolescence mesure le degré d'ancienneté des ressources stables qui sont à la disposition de l'entreprise. C'est notamment un indicateur de la politique d'investissement dans l'appareil productif menée par l'entreprise au cours des années précédentes.

Taux de valeur ajoutée

Le taux de valeur ajoutée (ratio R6 Banque de France) est calculé en rapportant la valeur ajoutée produite au cours d'un exercice à l'ensemble constitué par la production, les ventes de marchandises et les subventions d'exploitation lorsque celles-ci sont considérées comme des compléments de prix.
Ce ratio constitue une indication du degré d'intégration des moyens de production de l'entreprise mais il faut néanmoins être prudent quant à l'analyse de l'efficacité d'une entreprise à travers son taux de valeur ajoutée. Un faible taux peut en effet refléter une moins bonne performance économique mais aussi des structures et des méthodes d'exploitation particulières (recours limité à la main d'oeuvre, fabrication moins élaborée, activité commerciale). A l'inverse un taux relativement fort peut exprimer de bonnes performances mais peut également être dû à l'importance des salaires payés dans une industrie de main d'oeuvre ou une activité de production de services.

L' évolution du taux et sa comparaison avec des entreprises du même secteur d'activité permettent cependant de formuler des constats quant à la structure de l'outil de production pris au sens large.
Sur plusieurs années, ce taux peut :
- soit varier sous l'effet d'une modification des structures et des méthodes d'exploitation (passage à la sous-traitance, opération d'intégration du processus de production),
- soit, à structures et méthodes d'exploitation identiques, évoluer en fonction de l'orientation des prix relatifs des biens et des services vendus et des consommations intermédiaires, éléments qui constituent un premier indice d'une amélioration ou d'une dégradation de la performance industrielle ou commerciale de l'entreprise.

Trésorerie

La trésorerie est le solde (positif ou négatif) correspondant à la différence entre la "trésorerie actif"et la "trésorerie passif".
Dans la démarche d'analyse financière suivie ici, la trésorerie est la résultante de l'équation d'équilibre financier puisqu'elle s'obtient également par différence entre le Fonds de Roulement et le Besoin en Fonds de Roulement.

Trésorerie actif

La trésorerie actif comprend les biens dont la liquidité est immédiate.

Trésorerie passif

La trésorerie passif comprend les ressources dont l'exigibilité est immédiate.

Valeur ajoutée globale

La valeur ajoutée global mesure la richesse créée par l'ensemble des fonctions de l'entreprise. Le terme "global"enveloppe d'une part la fonction exploitation et d'autre part certaines opérations hors exploitation rattachées aux fonctions d'investissement, de financement ou de trésorerie. On retrouve donc dans la V.A.G les résultats liés à la gestion des actifs financiers, les résultats sur opérations exceptionnelles (hors cessions d'actifs) et sur les autres opérations courantes.
Ce solde représente également la somme des revenus rattachés aux différents facteurs de production que sont : le personnel, les prêteurs, le capital, l'état, les associés.

Valeur ajoutée produite

La valeur ajoutée produite exprime la création ou l'accroissement de valeur que l'entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers dans l'exercice de ses activités professionnelles courantes.
La valeur ajoutée est dite "produite"car elle est associée non seulement à des marchandises et produits vendus mais également à des productions stockées ou immobilisées.



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