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Dernière mise à jour : 25.05.2012


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02-10-2010
Voiture électrique, voiture de salon avec slate.fr

Elle n'existe pas au quotidien, mais la voiture électrique a envahi le Mondial de l'automobile. Dans ce monde parallèle tournant autour d'une voiture en devenir, on en arriverait à se persuader que la motorisation électrique, exclusive ou associée à un moteur thermique dans une voiture hybride, est une innovation française. Malheureusement, ce n'est pas le cas.

Pas de recherche hors des aides d'Etat

Historiquement, lorsque Toyota sortit ses premières Prius, les groupes français ne croyaient pas en la pertinence de l'hybride qui augmente le poids mort et réduit de la charge utile. Le tout électrique était encore moins à l'ordre du jour: problèmes avec les batteries. Certes, les constructeurs français ont planché sur la propulsion électrique sous la pression des pouvoirs publics qui, entre 2002 et 2007, ont dégagé une enveloppe de 400 millions d'euros dans le cadre du programme de recherche Prédit3. Mais alors que le véhicule électrique est une véritable «innovation de rupture» selon l'expression du ministère de l'Industrie, les deux groupes abordèrent le sujet en traînant les pieds, à cause du risque financier. Pour équiper 120.000 véhicules, l'investissement à consentir en batterie est de 1 milliard d'euros, explique un ingénieur. Or, une erreur de seulement 10% dans la fiabilité du modèle  (et notamment la longévité des batteries) est  toujours possible lorsqu'on innove, mais la facture est lourde: 100 millions d'euros. D'où une retenue certaine, pour ne pas essuyer les plâtres.

Un bonus de 5.000 euros par véhicule pour séduire

Pour stimuler la recherche dans le cadre du nouveau programme Predit4, 200 millions d'euros ont à nouveau été mobilisés pour la période 2008-2012, et «180 millions d'euros ont déjà été engagés», souligne Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et de l'Energie. Surtout, pour débloquer les énergies, une vingtaine de grandes entreprises publiques et privées (dont La Poste, la RATP, EDF, GDF-Suez, SNCF, Veolia) se sont groupées pour lancer un premier appel d'offres de 23.000 véhicules dans le cadre d'un marché de 50.000 unités annoncé dès 2009 et coordonné par l'Etat. Pour que ce projet ait des chances d'aboutir comme prévu au printemps 2011, il entre dans le champ du super bonus de 5.000 euros par véhicule mis en place par l'Etat pour que le prix de la motorisation électrique se rapproche de la motorisation thermique. De quoi ouvrir l'appétit des constructeurs les plus réticents qui, sous le capot de modèles éprouvés comme la Berlingo de Citroën ou la Kangoo de Renault,  finissent par loger des batteries pour des types d'exploitation qui ne nécessitent pas une grande autonomie. Cette prime devrait par ailleurs inciter d'autres flottes d'entreprises à s'intéresser à l'hybride.

L'apport technologique de partenaires plus innovants

Toutefois, pour imaginer les nouveaux modèles destinés notamment à circuler dans la ville de demain, il était trop tard pour que les recherches des constructeurs français soient portées au plus haut niveau. C'est donc en s'appuyant  sur les travaux de partenaires industriels que la voiture électrique va faire son apparition en France. Philippe Varin, président du directoire de PSA, l'admet: (...) 

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